{"id":1004,"date":"2020-02-11T19:31:23","date_gmt":"2020-02-11T18:31:23","guid":{"rendered":"https:\/\/sosforetfrance.org\/?page_id=1004"},"modified":"2020-02-11T19:31:24","modified_gmt":"2020-02-11T18:31:24","slug":"atelier-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/atelier-2\/","title":{"rendered":"Atelier 2"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>L\u2019atelier atelier argumentaire 2 est anim\u00e9 par <\/strong><br><em>Fr\u00e9d\u00e9ric Bedel Conseiller SOS For\u00eat France au sein du SNUPFEN-Solidaires (Syndicat national unifi\u00e9 des personnels des for\u00eats et de l\u2019espace naturel) et<br>R\u00e9gis Lindeperg Coordinateur SOS for\u00eat France et co-pr\u00e9sident de Adret Morvan. <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les questions et\/ou objections abord\u00e9es apparaissent en italiques. <\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Comment d\u00e9fendre la libre \u00e9volution\u2009? \u00c0 quoi sert la biodiversit\u00e9\u2009?<\/em><\/strong><br>En France, seul 1\u202f% de la surface foresti\u00e8re fait l\u2019objet d\u2019une protection l\u00e9gale forte (r\u00e9serves et c\u0153ur de parc national), mais du fait du d\u00e9veloppement de la m\u00e9canisation, on compterait autour de 11\u202f% de surfaces ing\u00e9rables pour des raisons de pente, d\u2019acc\u00e8s impossible, d\u2019instabilit\u00e9 du terrain, de proximit\u00e9 de hameaux, etc. C\u2019est ce qui sauve la naturalit\u00e9 des for\u00eats dans le Morvan ou ailleurs. C\u2019est en partie en raison de ces co\u00fbts d\u2019exploitation trop \u00e9lev\u00e9s d\u2019une partie du territoire forestier que les sc\u00e9narios les plus intensifs de pr\u00e9l\u00e8vement plafonnent celui-ci au \u00be de la production biologique estim\u00e9e en France m\u00e9tropolitaine. Ne faudrait-il pas reconna\u00eetre cet \u00e9tat de fait et acter la libre \u00e9volution de ces espaces plut\u00f4t que de les classer hors sylviculture dans les plans de gestion\u2009? Cette situation est en effet instable et risque de se retourner au gr\u00e9 des d\u00e9cisions des propri\u00e9taires.<br>Sur le fond, il faut rappeler que la libre \u00e9volution sauvegarde les ressources g\u00e9n\u00e9tiques et favorise la r\u00e9silience des for\u00eats. Elle peut ainsi inspirer les d\u00e9cisions de sylviculture \u00e0 partir de ce que l\u2019on observe de la nature. Du reste, la libre \u00e9volution est n\u00e9cessaire du point de vue de l\u2019\u00e9tude scientifique des for\u00eats naturelles.<br>De fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, il existe un argument \u00e9thique en faveur de la biodiversit\u00e9, qui a une valeur en soi, notamment si l\u2019on se souvient que 85\u202f% de la biodiversit\u00e9 des for\u00eats est compos\u00e9e des cort\u00e8ges saproxyliques et que 40\u202f% de ces esp\u00e8ces sont menac\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne. Il s\u2019agit aussi de favoriser les cort\u00e8ges associ\u00e9s. Dans un monde \u00e0 80\u202f% artificialis\u00e9, il existe de plus pour la population une n\u00e9cessit\u00e9 esth\u00e9tique, voire spirituelle, vitale, \u00e0 disposer d\u2019espaces de pleine nature. C\u2019est particuli\u00e8rement le cas en Europe de l\u2019Ouest o\u00f9 les grands espaces manquent.<br>Dans ce contexte, il faut se souvenir que la biodiversit\u00e9 n\u2019appartient pas au propri\u00e9taire priv\u00e9 et qu\u2019elle peut \u00eatre utilis\u00e9e de fa\u00e7on l\u00e9gale pour limiter son champ d\u2019action. Dans de nombreux cas, les forestiers peuvent donc se rapprocher des naturalistes pour mieux conna\u00eetre la richesse des milieux qu\u2019ils g\u00e8rent et les esp\u00e8ces prot\u00e9g\u00e9es. De plus, la for\u00eat n\u2019est pas herm\u00e9tique et les espaces en libre \u00e9volution pourraient relever des trames vertes et bleues pr\u00e9vues par le Grenelle de l\u2019Environnement, bien que les 11\u202f% de la for\u00eat fran\u00e7aise qui sont dans cette situation soient pour le moment tr\u00e8s mal r\u00e9partis sur le territoire.<br>Par cons\u00e9quent, il vaudrait mieux que la sanctuarisation de ces surfaces soit le r\u00e9sultat de choix d\u00e9lib\u00e9r\u00e9s plut\u00f4t que la cons\u00e9quence de l\u2019\u00e9tat de la technique et de l\u2019\u00e9conomie. Du point de vue du propri\u00e9taire, la libre \u00e9volution peut ainsi \u00eatre une v\u00e9ritable d\u00e9cision de gestion, \u00e0 la diff\u00e9rence de la non-gestion de fait, qui peut \u00eatre remise en cause.<br> Certains propri\u00e9taires utilisent leur libert\u00e9 de choix pour prendre la d\u00e9cision de ne rien faire et de cr\u00e9er ainsi des r\u00e9serves de biodiversit\u00e9. En d\u00e9pit des incitations fortes \u00e0 la mobilisation de bois introduites par la Loi agricole et foresti\u00e8re de 2014, les DDT (Directions d\u00e9partementales des territoires) n\u2019ont d\u2019ailleurs pas le droit d\u2019imposer \u00e0 un propri\u00e9taire de couper du bois. Concr\u00e8tement, il suffit souvent d\u2019\u00eatre \u00e0 l\u2019\u00e9coute des propri\u00e9taires pour d\u00e9bloquer les situations, ce qui vaut aussi pour le choix d\u2019une gestion d\u2019inspiration naturelle.<br><br><strong><em>\u00ab\u202fLa libre \u00e9volution remet en cause la s\u00e9curit\u00e9 (incendies, chutes de branches, etc.) et exclut les visiteurs.\u202f\u00bb<\/em><\/strong><br> Ces arguments sont en partie faux. Les peuplements vari\u00e9s r\u00e9sistent mieux aux temp\u00eates et le risque d\u2019incendie est le plus mod\u00e9r\u00e9 dans les for\u00eats naturelles\u2009: le meilleur pare-feu est un pare-feu arbor\u00e9.<br> Par ailleurs, la plupart des surfaces en libre \u00e9volution de fait et\/ou prot\u00e9g\u00e9es sont ouvertes aux visiteurs, \u00e0 l\u2019exclusion des RBI (R\u00e9serves biologiques int\u00e9grales) en for\u00eat publique. Cela est justifi\u00e9 par un risque de chute de grosses branches voire d\u2019arbres qui devient effectivement non n\u00e9gligeable dans un peuplement tr\u00e8s \u00e2g\u00e9 en libre \u00e9volution. En revanche la libre \u00e9volution ne s\u2019oppose en rien \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de faire du lien avec la nature, sans s\u2019en exclure\u2009: de sorte que les principes des RBI (R\u00e9serves biologiques int\u00e9grales) et des PNN (Parcs naturels nationaux) ou PNR (Parcs naturels r\u00e9gionaux) sont compl\u00e9mentaires. Il peut donc \u00eatre jug\u00e9 tout \u00e0 fait possible et souhaitable de cr\u00e9er des circuits de randonn\u00e9e dans des zones en libre \u00e9volution, moyennant une surveillance et une mise en s\u00e9curit\u00e9 des abords des sentiers, et\/ou une information et une sensibilisation aux risques (prudence redoubl\u00e9e en cas de rafales de vent ou de neige lourde, \u2026). <br><br><strong><em>Comment am\u00e9liorer le fonctionnement d\u2019une for\u00eat g\u00e9r\u00e9e multifonctionnelle\u2009? Comment accompagner et convaincre les am\u00e9nageurs alors qu\u2019ils objectent souvent que la transition de la gestion depuis la futaie r\u00e9guli\u00e8re ou le taillis vers la futaie irr\u00e9guli\u00e8re est difficile et entra\u00eene des risques \u00e9conomiques\u2009? Comment r\u00e9pondre aux personnes qui jugent que la futaie irr\u00e9guli\u00e8re est sale alors que la futaie r\u00e9guli\u00e8re est jug\u00e9e la plus belle\u2009?<\/em><\/strong><br>En France, la for\u00eat prot\u00e9g\u00e9e ne repr\u00e9sente que moins de 1\u202f% du massif national, et la libre \u00e9volution de fait de quelque 11\u202f% de celui-ci ne justifie pas que l\u2019on fasse n\u2019importe quoi ailleurs, notamment afin de garantir la multifonctionnalit\u00e9 propre \u00e0 la for\u00eat fran\u00e7aise. De plus, ces surfaces prot\u00e9g\u00e9es et en libre \u00e9volution sont tr\u00e8s mal r\u00e9parties dans l\u2019espace et il faut am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de la gestion des for\u00eats exploit\u00e9es. Il faut absolument \u00e9viter d\u2019aller vers le mod\u00e8le anglo-saxon qui juxtapose des espaces tr\u00e8s prot\u00e9g\u00e9s et de vastes surfaces exploit\u00e9es de fa\u00e7on industrielle.<br> Il convient donc d\u2019aller vers des modes de gestion diff\u00e9renci\u00e9s. La for\u00eat est en effet porteuse de fonctions \u00e9cologiques, sociales et \u00e9conomiques qu\u2019il faut concilier. De ces trois grandes fonctions, la premi\u00e8re est la seule qu\u2019il soit impossible de supprimer, car elle est le moteur de la production. Il est possible d\u2019imaginer des for\u00eats sans fonction sociale, mais en pratique, la fonction \u00e9conomique est la plus simple \u00e0 supprimer. Le principe de gestion en couvert continu permet de concilier ces trois fonctions \u00e0 tr\u00e8s petite \u00e9chelle (voir d\u00e9tail ci-dessous).<br>Le fait que la futaie irr\u00e9guli\u00e8re soit jug\u00e9e \u00ab\u2009sale\u2009\u00bb est un enjeu culturel qui d\u00e9pend de la relation \u00e0 la nature, comme le montre l\u2019ouvrage La peur de la nature de Fran\u00e7ois Terrasson. Un travail d\u2019explication et d\u2019\u00e9ducation suffit le plus souvent \u00e0 passer outre cette vision.<br><br><strong><em> \u00ab\u202fSi on laisse du gros bois et du bois mort, \u00e7a va attirer la vermine. Si on laisse du tr\u00e8s gros bois, la for\u00eat ne se renouvellera pas. On perd de l\u2019argent en faisant des gros bois, qui \u00e9mettent du carbone. La futaie irr\u00e9guli\u00e8re d\u00e9valorise la for\u00eat.\u202f\u00bb<\/em><\/strong><br>Ces arguments sont tous r\u00e9futables. Plus il y a de gros bois et de bois mort, et plus le cort\u00e8ge d\u2019insectes est complet et moins il y a d\u2019\u00e9pid\u00e9mies. Le bois mort est ainsi une assurance-vie pour la for\u00eat.<br>La d\u00e9composition du carbone des bois morts en incorpore bien plus dans le sol qu\u2019elle n\u2019en lib\u00e8re. Le stockage y est bien plus long que dans le papier, par exemple. Plus le bois mort est gros et plus il stocke durablement du carbone. De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les gros bois sont ceux qui stockent le plus de carbone, qui pr\u00e9sentent le plus de microhabitats et ils sont aussi souvent plus rentables du point de vue \u00e9conomique. En effet, la croissance en volume des gros bois augmente de fa\u00e7on exponentielle jusqu\u2019\u00e0 des \u00e2ges et dimensions plus avanc\u00e9s que les termes \u00e9conomiques courants, et pour les arbres de bonne qualit\u00e9 le bois mature est nettement meilleur technologiquement. Il faut cependant tenir compte du fait que les co\u00fbts de sciages sont aussi croissants pour les arbres de tr\u00e8s grande taille, dans l\u2019\u00e9tat actuel des \u00e9quipements de sciage disponibles sur le march\u00e9.<br>Par ailleurs, il faut rappeler que la plantation \u00e9met du carbone pendant les premi\u00e8res ann\u00e9es, alors que la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration naturelle en puise. Pour d\u00e9fendre les gros bois et les bois morts, il convient aussi d\u2019arr\u00eater de raisonner en volume et de favoriser les raisonnements en valeur, qui est sup\u00e9rieure dans le cas de la futaie irr\u00e9guli\u00e8re. Ce terme de valeur est sans doute \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer \u00e0 celui de capital, qui est peut-\u00eatre mal appropri\u00e9 pour d\u00e9signer du vivant. La valeur peut en effet \u00eatre naturelle, sociale, spirituelle ou \u00e9conomique. Du point de vue \u00e9conomique, il existe par ailleurs des tentatives pour comptabiliser la valeur extra-financi\u00e8re de la biodiversit\u00e9, qui pourrait \u00eatre valoris\u00e9e en termes de comptabilit\u00e9 ou de fiscalit\u00e9. Mais jusqu\u2019o\u00f9 faut-il mon\u00e9tiser ces avantages\u2009?<br><br><strong><em>En quoi les for\u00eats peuvent-elles r\u00e9pondre aux besoins de s\u00e9curisation de l\u2019approvisionnement en eau et lutter contre l\u2019imperm\u00e9abilisation\u2009?<\/em><\/strong><br>L\u2019atelier ne s\u2019est pas pench\u00e9 sur les r\u00e9ponses \u00e0 cette question faute de temps. Cette question est n\u00e9anmoins rappel\u00e9e ici car jug\u00e9e tr\u00e8s importante par les participants.<br><br><strong><em>\u00ab\u202fLes for\u00eats constitu\u00e9es de m\u00e9lange d\u2019essences cr\u00e9ent des difficult\u00e9s pour les essences exigeantes en lumi\u00e8re et ont tendance \u00e0 supprimer les milieux ouverts. Leurs bois sont difficiles \u00e0 commercialiser. Les feuillus se vendent mal en bois d\u2019\u0153uvre, \u00e0 part le ch\u00eane.\u202f\u00bb<\/em><\/strong><br>La gestion au long cours des futaies irr\u00e9guli\u00e8res montre qu\u2019elles ne s\u2019opposent pas au renouvellement des essences de lumi\u00e8re, avec des bases de donn\u00e9es et des exemples de r\u00e9alisation nombreuses et anciennes de plusieurs d\u00e9cennies, notamment au sein du r\u00e9seau de d\u00e9monstration de l\u2019AFI (Association futaie irr\u00e9guli\u00e8re). Le m\u00e9lange d\u2019essences am\u00e9liore la qualit\u00e9 des arbres, la r\u00e9sistance aux pathog\u00e8nes et aux herbivores et dans une certaine mesure l\u2019utilisation de l\u2019eau par les arbres en conditions de s\u00e9cheresse. Le m\u00e9lange d\u2019essences est aussi pertinent car certaines esp\u00e8ces se potentialisent entre elles.<br>Par ailleurs, la gestion multifonctionnelle n\u2019interdit pas de maintenir des zones ouvertes en futaie irr\u00e9guli\u00e8re. Cette question d\u00e9passe du reste de loin la seule question de la foresterie\u2009: milieux agricoles d\u00e9pourvus de pelouses et de bocage, espaces artificialis\u00e9s, etc.<br>Du point de vue \u00e9conomique, le fait de disposer d\u2019essences vari\u00e9es permet sur le moyen et le long terme d\u2019amortir les variations de prix d\u2019une essence \u00e0 l\u2019autre. Cela apporte de la souplesse par rapport au march\u00e9 en \u00e9quilibrant les prises de risques.<br>En pratique, il faut pour commercialiser des lots h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes jouer sur la surface de coupe et regrouper les coupes entre propri\u00e9taires\u2009; dans les grandes for\u00eats, il faut amortir le co\u00fbt du tri en augmentant les volumes. Dans les petits bois, il est souvent pr\u00e9f\u00e9rable de vendre en bord de route et\/ou garantir \u00e0 l\u2019ETF (Entreprise de travaux forestiers) qu\u2019elle pourra passer plusieurs ann\u00e9es de suite. Si ce n\u2019est pas possible, il est parfois pr\u00e9f\u00e9rable de tout valoriser dans le m\u00eame produit. En outre, la valorisation des for\u00eats m\u00e9lang\u00e9es et des feuillus d\u00e9pend de la cha\u00eene de valeur toute enti\u00e8re, et SOS For\u00eat agit pour d\u00e9velopper les fili\u00e8res courtes et locales afin que ses premiers maillons captent le plus de valeur possible.<br><br><strong><em>\u00ab\u202fLa futaie irr\u00e9guli\u00e8re, c\u2019est difficile \u00e0 g\u00e9rer et \u00e7a co\u00fbte plus cher \u00e0 exploiter. Cette gestion cr\u00e9e des difficult\u00e9s pour planifier les r\u00e9coltes. Elle est trop compliqu\u00e9e, \u00e9litiste, et exclut les propri\u00e9taires de la gestion de leur for\u00eat.\u202f\u00bb<\/em><\/strong><br>La gestion est en effet plus complexe dans le cas de for\u00eats en transition, mais elle est simple lorsque la futaie irr\u00e9guli\u00e8re est d\u00e9j\u00e0 en place. La contrepartie est que cette gestion est int\u00e9ressante pour les forestiers, les b\u00fbcherons et les propri\u00e9taires. C\u2019est un travail de qualit\u00e9, et il est donc normal qu\u2019il soit plus complexe. Et en effet, la futaie irr\u00e9guli\u00e8re est difficile \u00e0 planifier, mais une grande partie de la t\u00e2che de gestion est alors d\u2019exercer un contr\u00f4le r\u00e9gulier qui se substitue en grande partie \u00e0 une planification, exercice toujours al\u00e9atoire en for\u00eat.<br>Comment r\u00e9pondre aux d\u00e9s\u00e9quilibres caus\u00e9s par la grande faune\u2009?<br>Il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019aborder la question sous l\u2019angle de la biodiversit\u00e9 que sous l\u2019angle de la production, car on peut toujours inciter \u00e0 transformer la for\u00eat en plantant des essences moins app\u00e9tentes ou sensibles aux d\u00e9g\u00e2ts li\u00e9s \u00e0 la faune. Le d\u00e9s\u00e9quilibre est aujourd\u2019hui majeur en France m\u00e9tropolitaine entre la v\u00e9g\u00e9tation foresti\u00e8re et les trois grandes esp\u00e8ces d\u2019ongul\u00e9s sauvages les plus r\u00e9pandues (sanglier, chevreuil, cerf) et il peut y avoir des battues administratives forc\u00e9es dans certaines conditions. Dans certains cas, il faut r\u00e9ellement planter, mais la solution th\u00e9oriquement la plus satisfaisante serait de faciliter le retour voire de r\u00e9introduire les grands pr\u00e9dateurs. En l\u2019attente, il faut soutenir la chasse correctement g\u00e9r\u00e9e et la r\u00e9gulation des \u00e9levages de gibier. La question risque d\u2019\u00eatre aggrav\u00e9e par le changement climatique, qui va r\u00e9duire les chances de survie de nombreux semis naturels. \u00c0 noter \u00e9galement que la chasse est autoris\u00e9e dans la plupart des RBI (r\u00e9serves biologiques int\u00e9grales), parce qu\u2019il faut y r\u00e9guler les ongul\u00e9s pour garantir une \u00e9volution de la v\u00e9g\u00e9tation foresti\u00e8re la plus proche possible de celle relevant d\u2019un fonctionnement naturel.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019atelier atelier argumentaire 2 est anim\u00e9 par Fr\u00e9d\u00e9ric Bedel Conseiller SOS For\u00eat France au sein du SNUPFEN-Solidaires (Syndicat national unifi\u00e9 des personnels des for\u00eats et de l\u2019espace naturel) etR\u00e9gis Lindeperg [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_gspb_post_css":"","_uag_custom_page_level_css":"","_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"footnotes":""},"class_list":["post-1004","page","type-page","status-publish","hentry"],"mb":[],"acf":[],"uagb_featured_image_src":{"full":false,"thumbnail":false,"medium":false,"medium_large":false,"large":false,"1536x1536":false,"2048x2048":false,"mailpoet_newsletter_max":false},"uagb_author_info":{"display_name":"admin7534","author_link":"https:\/\/sosforetfrance.org\/author\/admin7534\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"L\u2019atelier atelier argumentaire 2 est anim\u00e9 par Fr\u00e9d\u00e9ric Bedel Conseiller SOS For\u00eat France au sein du SNUPFEN-Solidaires (Syndicat national unifi\u00e9 des personnels des for\u00eats et de l\u2019espace naturel) etR\u00e9gis Lindeperg [&hellip;]","mfb_rest_fields":["title","uagb_featured_image_src","uagb_author_info","uagb_comment_info","uagb_excerpt"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1004","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1004"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1004\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1004"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}