{"id":931,"date":"2020-02-11T15:24:35","date_gmt":"2020-02-11T14:24:35","guid":{"rendered":"https:\/\/sosforetfrance.org\/?page_id=931"},"modified":"2020-02-11T15:24:36","modified_gmt":"2020-02-11T14:24:36","slug":"climat-ecologie-et-economie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/climat-ecologie-et-economie\/","title":{"rendered":"Climat : \u00e9cologie et \u00e9conomie"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Face aux incertitudes grandissantes, concilier \u00e9cologie et \u00e9conomie<\/h2>\n\n\n\n<p><em>Max Bruciamacchie, enseignant-chercheur <br>\u00e0 AgroParisTech<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Lors du Grenelle de l\u2019Environnement en 2007 a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 le slogan \u00ab\u202fProduire plus tout en pr\u00e9servant mieux\u202f\u00bb, mais en pratique, le premier imp\u00e9ratif l\u2019a emport\u00e9 depuis. Notre priorit\u00e9 serait plut\u00f4t de \u00ab\u202fPr\u00e9server mieux pour produire plus\u202f\u00bb, ce qui ferait \u00e9cho au th\u00e9oricien de la sylviculture, Karl Gayer, auteur \u00e0 la fin du XIXe\u202fsi\u00e8cle du livre <\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u202fSylviculture\u202f\u00bb, qui reste totalement d\u2019actualit\u00e9. Pour lui, la sylviculture repose avant tout sur le soin \u00e0 l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me, condition de sa rentabilit\u00e9 \u00e0 long terme. Un troisi\u00e8me slogan pourrait \u00eatre \u00ab\u202fProduire mieux pour pr\u00e9server plus\u202f\u00bb, choix fait par la nouvelle charte du Parc naturel r\u00e9gional (PNR) des Vosges du Nord.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces approches mettent en avant le fait que la rentabilit\u00e9 \u00e9conomique d\u00e9pend de la qualit\u00e9 du fonctionnement des \u00e9cosyst\u00e8mes. Le logo de Pro Silva associe ainsi les deux termes \u00ab\u202f\u00e9conomie\u202f\u00bb et \u00ab\u202f\u00e9cologie\u202f\u00bb, ce qui traduit la m\u00eame id\u00e9e. Je signale aussi le livre de Marc-Andr\u00e9 Selosse, \u00ab\u202fJamais seul\u202f\u00bb, qui invite \u00e0 toujours penser aux interactions entre organismes, tout \u00e0 fait \u00e0 l\u2019inverse d\u2019une approche fr\u00e9quente utilisant le changement climatique pour pr\u00e9coniser une transformation compl\u00e8te des \u00e9cosyst\u00e8mes.<\/p>\n\n\n\n<p>La futaie r\u00e9guli\u00e8re trouve son origine en Allemagne, autour de l\u2019\u00e9cole foresti\u00e8re de Tharandt, en 1811. Son concept arrive en France un peu plus tard, suite \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019\u00e9cole foresti\u00e8re de Nancy, en 1824. En Allemagne, entre\u202f1850 et\u202f1870 les gestionnaires forestiers constatent la perte progressive de r\u00e9sistance des peuplements r\u00e9guliers, d\u2019o\u00f9 l\u2019apparition de th\u00e9oriciens tels que Gayer, qui pr\u00e9conisent la futaie irr\u00e9guli\u00e8re, ou encore M\u00f6ller, qui d\u00e9veloppe le concept de \u00ab\u202fDauerwald\u202f\u00bb (for\u00eat \u00e0 couvert continu) pour pr\u00e9server la continuit\u00e9 des \u00e9cosyst\u00e8mes. Il est bon de rappeler que ces modes de sylviculture ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7us au d\u00e9part pour g\u00e9rer des risques de production. Le climat en fait partie et, comme tout al\u00e9a, sa ma\u00eetrise repose soit sur la lutte active (attaquer la source du probl\u00e8me) ou passive (r\u00e9duire les cons\u00e9quences).<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne le climat, le terme d\u2019att\u00e9nuation a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 celui de lutte active. R\u00e9duire de mani\u00e8re significative la quantit\u00e9 de CO2 dans l\u2019atmosph\u00e8re d\u00e9passe la capacit\u00e9 des seuls forestiers, mais il est toutefois possible d\u2019y contribuer en stockant plus de carbone en for\u00eat et cela de plusieurs mani\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout d\u2019abord, en augmentant les surfaces de for\u00eats. Une dynamique naturelle est d\u00e9j\u00e0 en cours, puisque la surface foresti\u00e8re a augment\u00e9 en m\u00e9tropole en moyenne de 55\u2009000 hectares par an sur le dernier si\u00e8cle. Il reste des marges de man\u0153uvre en la mati\u00e8re mais elles vont se r\u00e9duire.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre solution consiste \u00e0 augmenter le stock de mati\u00e8re pr\u00e9sent en for\u00eat en augmentant la surface laiss\u00e9e en libre \u00e9volution ou la quantit\u00e9 de bois mort. Convertir une futaie r\u00e9guli\u00e8re en futaie irr\u00e9guli\u00e8re augmente \u00e9galement le volume moyen \u00e0 l\u2019hectare, permet d\u2019adapter le terme d\u2019exploitabilit\u00e9 \u00e0 chaque arbre, et ainsi de commercialiser une part plus importante de produits \u00e0 longue dur\u00e9e de vie.<\/p>\n\n\n\n<p>On entend souvent que la for\u00eat fran\u00e7aise est vieille et qu\u2019il faut la renouveler, mais elle est en r\u00e9alit\u00e9 jeune et il est possible d\u2019y augmenter le volume de bois sur pied et de bois mort au sol ou sur pied. Le volume de gros bois \u00e0 l\u2019hectare est faible \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale et pourrait \u00eatre augment\u00e9 globalement. Dans ce contexte, le bois-\u00e9nergie devrait rester un sous-produit de la production de bois d\u2019\u0153uvre, pour l\u2019essentiel dans le cadre de fili\u00e8res locales et non industrielles. Il est \u00e0 noter que le bois mort laiss\u00e9 en for\u00eat joue un r\u00f4le essentiel pour la r\u00e9gulation de la lumi\u00e8re et donc de la chaleur, intervient dans le cycle de l\u2019eau mais aussi pour restituer des \u00e9l\u00e9ments min\u00e9raux \u00e0 l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me. Quant au bois-b\u00fbche, il joue un r\u00f4le social important dans un certain nombre de r\u00e9gions.<\/p>\n\n\n\n<p>Face au changement climatique, il est aussi possible d\u2019agir sur la vuln\u00e9rabilit\u00e9, tout d\u2019abord en \u00e9vitant d\u2019aggraver les probl\u00e8mes que sont le tassement du sol, l\u2019exportation excessive de mati\u00e8re organique et l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des peuplements. Il faut aussi lutter contre la tentation de remplacer enti\u00e8rement des peuplements par des vari\u00e9t\u00e9s suppos\u00e9es r\u00e9sistantes au changement climatique alors que l\u2019importance de l\u2019\u00e9volution n\u2019est pas connue. Planter n\u2019est jamais sans risque du point de vue \u00e9conomique. D\u2019autres solutions propos\u00e9es, telles que la r\u00e9duction du diam\u00e8tre d\u2019exploitabilit\u00e9 sont aussi co\u00fbteuses. En situation d\u2019incertitude, la m\u00e9thode du contr\u00f4le propos\u00e9e par Gurnaud d\u00e8s le XIXe\u202fsi\u00e8cle invite au contraire, non pas \u00e0 faire des pr\u00e9visions mais \u00e0 s\u2019adapter \u00e0 l\u2019\u00e9volution constat\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e9galement possible d\u2019agir pour am\u00e9liorer la r\u00e9sistance et la plasticit\u00e9 des peuplements. En cas de vent fort, les arbres les plus hauts tombent aussi bien en futaie irr\u00e9guli\u00e8re qu\u2019en futaie r\u00e9guli\u00e8re. Toutefois en futaie irr\u00e9guli\u00e8re, les chablis (arbres d\u00e9racin\u00e9s) sont beaucoup plus nombreux que les volis (arbres cass\u00e9s) alors que la quantit\u00e9 de ceux-ci est importante en futaie r\u00e9guli\u00e8re\u2009: la valeur de sauvegarde est donc bien plus forte puisque davantage de grumes sont pr\u00e9serv\u00e9es en futaie irr\u00e9guli\u00e8re. Cette notion de valeur de sauvegarde a souvent \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9e dans les \u00e9tudes sur les cons\u00e9quences des temp\u00eates de 1999.<\/p>\n\n\n\n<p>La diminution du temps de rotation du capital-valeur est aussi une piste. On raisonne souvent en termes de temps de rotation du capital-volume, qui est de l\u2019ordre de 30 \u00e0 35 ans dans des for\u00eats correctement g\u00e9r\u00e9es, mais ces deux grandeurs peuvent \u00eatre diff\u00e9rentes selon les conditions d\u2019exploitation et la premi\u00e8re est plus pertinente du point de vue \u00e9conomique, en particulier dans le contexte du changement climatique. Si l\u2019on fonde la production de valeur sur les arbres de qualit\u00e9, on perd au d\u00e9part un peu de production mati\u00e8re, mais le temps de retour \u00e9conomique est plus int\u00e9ressant.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, en termes d\u2019indicateurs, il est pr\u00e9f\u00e9rable de s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la valeur plut\u00f4t qu\u2019au volume, ce qui permet de favoriser la qualit\u00e9. Il est en particulier impossible de maximiser en m\u00eame temps la production totale d\u2019un peuplement et celle des arbres de valeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut aussi \u00eatre attentif \u00e0 la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique. Elle est notamment d\u2019autant plus forte que les individus ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 des stress r\u00e9guliers, et il est donc inappropri\u00e9 d\u2019enlever ceux qui ne se trouvent apparemment pas dans leur meilleure station, perdant ainsi une capacit\u00e9 d\u2019adaptation g\u00e9n\u00e9tique. Les arbres sont de v\u00e9ritables usines \u00e0 mutation et leur capacit\u00e9 \u00e0 transmettre des caract\u00e8res acquis doit \u00eatre utilis\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e9galement important d\u2019agir de mani\u00e8re collective. On observe d\u2019ailleurs un mouvement dans lequel des individus se rassemblent et ach\u00e8tent ensemble des for\u00eats pour faire \u00e9voluer les modes de gestion foresti\u00e8re vers une gestion plus proche de la nature. En pratique, la futaie irr\u00e9guli\u00e8re est applicable partout. Il n\u2019existe ni mauvaise station, ni mauvais peuplement, mais que des mauvais gestionnaires. Dans tous les cas, il est possible d\u2019am\u00e9liorer la situation de d\u00e9part par des interventions adapt\u00e9es, et mettre en place un contr\u00f4le de gestion est souvent un bon r\u00e9flexe dans des \u00e9tats d\u2019incertitude.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 une communication incessante sur l\u2019urgence du changement climatique associ\u00e9e \u00e0 des solutions simplistes, il ne faut pas h\u00e9siter \u00e0 \u00e9mettre des contre-propositions. En 2016, le Centre national de la Propri\u00e9t\u00e9 Foresti\u00e8re (CNPF) a publi\u00e9 un fascicule qui incite \u00e0 remplacer les peuplements par des plantations pures de Douglas, en arguant de promesses de rentabilit\u00e9 fausses car oubliant par exemple le co\u00fbt du temps. Il existe donc un v\u00e9ritable besoin de communication \u00e0 destination des propri\u00e9taires et des \u00e9lus, souvent abreuv\u00e9s des discours de p\u00e9pini\u00e9ristes ou de gestionnaires qui leur proposent des solutions de remplacement de peuplements, sans que les int\u00e9ress\u00e9s soient correctement inform\u00e9s sur les difficult\u00e9s r\u00e9sultant de la coupe rase d\u2019\u00e9cosyst\u00e8mes qui ont des capacit\u00e9s de r\u00e9silience.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est possible de conditionner les subventions publiques \u00e0 la fili\u00e8re \u00e0 une meilleure valorisation du mat\u00e9riau bois, comme le fait le Parc naturel r\u00e9gional des Vosges du Nord. Avec l\u2019apparition des c\u0153urs rouges du h\u00eatre, l\u2019ONF (Office national des for\u00eats) a fortement diminu\u00e9 les \u00e2ges d\u2019exploitabilit\u00e9. Or, en Allemagne, la question a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9e autrement et il a \u00e9t\u00e9 mis en place une fili\u00e8re du bois rouge qui se vend plus cher que le h\u00eatre blanc. Il est donc essentiel de penser les aides publiques en fonction de la valorisation de la mati\u00e8re. Le h\u00eatre est tr\u00e8s peu utilis\u00e9 en structure et il faudrait encourager cet usage pour mieux valoriser les gros h\u00eatres, au lieu de r\u00e9duire les diam\u00e8tres d\u2019exploitabilit\u00e9 et en contrepartie de subventionner le maintien d\u2019un nombre limit\u00e9 de gros sujets pour la biodiversit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Autre piste d\u2019am\u00e9lioration\u2009: la conciliation entre le droit de propri\u00e9t\u00e9 et l\u2019animation des territoires, afin d\u2019\u00e9viter que des exploitants s\u2019adressent directement aux propri\u00e9taires pour leur promettre un revenu en l\u2019\u00e9change de coupes rases. \u00c0 court terme, il peut sembler que le march\u00e9 d\u00e9cide, mais \u00e0 moyen terme, les producteurs et les usagers peuvent tr\u00e8s bien orienter ce march\u00e9. Des cr\u00e9dits publics ont ainsi \u00e9t\u00e9 inject\u00e9s pour favoriser le d\u00e9roulage d\u2019arbres de plus grande taille. Les strat\u00e9gies utilisant l\u2019\u00e9conomie pour influer sur la sylviculture de fa\u00e7on indirecte s\u2019av\u00e8rent souvent les plus efficaces.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Face aux incertitudes grandissantes, concilier \u00e9cologie et \u00e9conomie Max Bruciamacchie, enseignant-chercheur \u00e0 AgroParisTech Lors du Grenelle de l\u2019Environnement en 2007 a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 le slogan \u00ab\u202fProduire plus tout en pr\u00e9servant [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_gspb_post_css":"","_uag_custom_page_level_css":"","_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"footnotes":""},"class_list":["post-931","page","type-page","status-publish","hentry"],"mb":[],"acf":[],"uagb_featured_image_src":{"full":false,"thumbnail":false,"medium":false,"medium_large":false,"large":false,"1536x1536":false,"2048x2048":false,"mailpoet_newsletter_max":false},"uagb_author_info":{"display_name":"admin7534","author_link":"https:\/\/sosforetfrance.org\/author\/admin7534\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Face aux incertitudes grandissantes, concilier \u00e9cologie et \u00e9conomie Max Bruciamacchie, enseignant-chercheur \u00e0 AgroParisTech Lors du Grenelle de l\u2019Environnement en 2007 a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 le slogan \u00ab\u202fProduire plus tout en pr\u00e9servant [&hellip;]","mfb_rest_fields":["title","uagb_featured_image_src","uagb_author_info","uagb_comment_info","uagb_excerpt"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/931","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=931"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/931\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sosforetfrance.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=931"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}