Le collectif Forêts Vivantes Pyrénées et le CADE, soutenus par les associations Canopée et SOS Forêts France et la fondation Clamor Terrae, ont déposé le 10 août un recours devant le tribunal administratif de Pau contre les autorisations délivrées au projet industriel NACRE, prévu sur le bassin de Lacq, qui vise à produire du carburant notamment à partir de bois.
Le projet NACRE prévoit la construction, sur le bassin de Lacq, d’une usine destinée à produire du bioéthanol et du biométhane à partir de biomasse forestière et agricole.
À pleine capacité, l’installation consommerait chaque année 150 000 tonnes de biomasse sèche (équivalent 250 000 tonnes de bois vert), auxquelles s’ajouteraient environ 50 000 tonnes de bois nécessaires à la production de vapeur, une consommation massive dans un contexte de fragilisation croissante des forêts. L’utilisation de champignons génétiquement modifiés pour dégrader la lignine du bois, fait craindre des risques de dissémination et de contamination.
Le collectif Forêts Vivantes Pyrénées Le collectif Forêts Vivantes Pyrénées a introduit le 10 août un recours juridique contre le projet, porté par le CADE, et soutenus notamment par Canopée et SOS Forêts France. Ce recours dénonce l’étude d’impact qui ne prend en compte ni l’évolution des forêts, ni les effets du changement climatique, ni les autres nouveaux projets industriels gros consommateurs de biomasse dans la zone.
Pour plus d’informations, consultez le communiqué de presse du collectif.

