L’avenir de l’ONF inquiète vivement les syndicats et la mobilisation continue

L’avenir de l’ONF inquiète vivement les syndicats et la mobilisation continue

Emploi sinistré, désorganisations, dé-fonctionnarisation, absence de politique forestière… des personnels refusent la fatalité et continuent l’action :

En Corse

À l’appel du Syndicat des Travailleurs Corses (STC) et du SNUPFEN Solidaires, une cinquantaine de personnels de tous statuts soit près de la moitié des effectifs en service dans l’île ont occupé le siège de la DT Corse à Ajaccio le 14 septembre.

En Haute Marne

Devant la Préfecture

À l’appel de la CGT Forêt, de Forêt Publique UNSA et du SNUPFEN Solidaires, 60 personnels en grève et une dizaine d’élus locaux se sont rassemblés devant la Préfecture de Haute Marne le 15 septembre.

Pour protester contre les postes vacants, les suppressions de postes annoncées et donc le manque de moyens pour remplir les missions et faire face aux effets du changement climatique, les personnels présents ont déposé symboliquement leur marteau n°1 devant la Préfecture.
Les maires de communes forestières présents dont le Président de la COFOR 52 ont apporté un vibrant soutien aux personnels forestiers. Ils ont manifesté leur besoin d’un service public forestier, d’appui et de conseil technique tout spécialement pour faire face aux effets désastreux du changement climatique sur leur patrimoine forestier communal.

Les élus locaux avec les syndicats de l’ONF

Les élus en soutien aux syndicalistes de l’ONF

Une délégation de personnels et d’élus a été reçue par le Secrétaire Général de la Préfecture. Ce dernier a fait remarquer aux élus que leur présence n’était pas prévue, manifestement gêné par cette convergence. Les élus lui ont répondu qu’étant concernés au plus haut point par le devenir de l’ONF, ils tenaient à être aux côtés des forestiers en ce jour de manifestation.
Ils ont exprimé leur sentiment d’abandon du monde rural notamment par rapport à ses services publics. Les élus ont réclamé le soutien de l’Etat pour faire face aux conséquences financières de la crise sanitaire forestière qui dégrade leurs recettes forestières. Ils ont souligné leur besoin de conserver l’expertise technique de l’ONF et la présence au quotidien de ses agents.